Vidéo mapping pour le spectacle vivant

Image projetée, espace transformé et dramaturgie visuelle.

Le vidéo mapping appliqué au spectacle vivant ouvre des pistes inédites pour l’écriture scénique. Ce n’est plus simplement une question de projeter des images sur un décor : il s’agit de repenser la façon dont l’espace, le corps, la lumière et le regard interagissent.

Dans mon travail, je cherche à créer des images sensibles, organiques et vivantes, en dialogue permanent avec la scène et les interprètes. L’image projetée devient une matière à part entière, une présence sur le plateau : elle respire avec les corps, épouse les mouvements de l’espace et s’intègre à la dramaturgie du spectacle.

Chaque projet invente son propre langage visuel. L’image peut se faire architecture mouvante, mémoire éclatée, texture vibrante, paysage intérieur ou presque immatérielle. Elle prolonge le jeu, crée un décalage, ouvre un hors-champ ou dévoile une dimension cachée du plateau.

Des créations comme Bocca, Memory of a Flower ou Journey of Life explorent cette relation entre l’image projetée, la présence scénique, la lumière et l’immersion.

Je défends une approche où la vidéo reste intimement liée à la dramaturgie. Le mapping n’est jamais un simple effet de style. Il participe à la respiration du spectacle, à son rythme, à sa construction émotionnelle, et à la manière dont le public traverse l’espace.

Mon parcours s’enracine dans une pratique ancienne de l’image analogique : photographie, diapositives, négatifs, grattage, découpage, collage, projection sur des matières ou des surfaces instables. Ce rapport physique à l’image continue aujourd’hui d’alimenter mon travail numérique.

Cette mémoire de l’image analogique se prolonge dans des projets comme Alice in the Wonderbox, Doula Terra ou En Pleine France, où la vidéo dialogue avec les matières, les surfaces, les corps et les transformations de l’espace.

Avec des outils comme TouchDesigner, Resolume Arena ou des systèmes OSC en temps réel, je développe des dispositifs de projection capables de réagir à la présence scénique, au son, aux déplacements ou aux interactions physiques. Les images évoluent en direct : elles se fragmentent, disparaissent, se recomposent ou dialoguent avec les mouvements du corps.

Le vidéo mapping me permet aussi de travailler sur des surfaces atypiques : tulles noirs, papiers suspendus, volumes géométriques, sols miroirs, structures translucides, objets mobiles ou éléments scénographiques fragmentés. Ces supports transforment la projection en matière flottante, parfois presque immatérielle.

Dans Sourdre, la vidéo devient une présence mouvante qui traverse l’espace scénique : paysages instables, textes projetés, matières organiques, vibrations lumineuses, images brisées par les transparences, les supports suspendus et les mouvements du plateau.

D’autres projets comme La culture du Zèbre, Technique de l’orage ou J’ai plusieurs terres poursuivent cette recherche autour d’une vidéo scénique sensible, capable de créer des espaces mentaux, des mémoires visuelles et des présences invisibles.

Cette manière d’aborder le vidéo mapping cherche moins à impressionner qu’à provoquer une expérience perceptive : une relation sensible entre l’image, le temps, l’espace et le vivant. Une façon de faire surgir des paysages intérieurs au cœur même du spectacle.

Projets récents et références.

2025

Bocca

Opéra de Bordeaux.

Création vidéo et lumière.
2025

J’ai plusieurs terres

Théâtre Le Safran, Amiens.

Création vidéo, scénographie et lumière.
2024

Memory of a Flower

ITI / UNESCO — Beijing.

Vidéo et lumière.

Vidéo mapping et création vidéo.

vidéo mapping · création vidéo · projection immersive · TouchDesigner · Resolume · OSC · spectacle vivant

sidaner@gmail.com